Deux règles d’or incontournables peu connues pour la qualité de votre construction

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On va d’abord rappeler les quatre principales organisations de chantiers, les types de contrats de constructions, afin de vous aider à choisir.

En effet, ce qui peut paraître secondaire au départ, est en fait crucial dans la qualité de construction, le coût, et l’aspect écologique.

Nous verrons ensuit trois règles importantes pour réussir votre construction dont deux incontournables.

1. Contrat clef en main

Première option, classique. Vous allez voir une entreprise, constructeur de maison individuelle ou assimilé, c’est un type de contrat très règlementé. En tout cas vous allez voir quelqu’un qui va vous présenter un descriptif de travaux et qui va vous faire le dossier de financement, le dossier pour le notaire, vous aider à déposer le permis de construire, tous les papiers en fait, pour que la banque débloque les fonds au fur et à mesure.

2. Le Maître d’Oeuvre

Deuxième option, vous allez voir un maître d’œuvre. Il peut être architecte ou non, s’il l’est c’est ce qu’on appelle la mission complète : et là j’entend la partie maîtrise d’oeuvre d’exécution.

Il sera présent sur le chantier pour vous aider à suivre le chantier. Mais d’abord il aura défini avec vous le projet, décrit les travaux avec des descriptifs de travaux, découpés en “lots”.

Ces descriptifs de travaux par lots vont vous servir à faire chiffrer à des artisans la réalisation de ces lots, et le maître d’œuvre va vous aider à réceptionner les travaux quand ils sont terminés, au fur et à mesure.

Ces réceptions doivent déclencher des paiements de la banque, vers les artisans et le maître d’œuvre lui n’est payé que pour sa prestation d’accompagnement en tant que maître d’œuvre. Il a une certaine responsabilité par une garantie décennale de la coordination.

En cas de sinistre, il serait mis en cause, puis ce seraient les artisans qui seraient mis en cause. Donc c’est une certaine garantie de qualité de construction d’avoir un maître d’œuvre.

3.Piloter soi même son chantier : les marchés de travaux

La troisième solution c’est de faire vous même la maîtrise d’œuvre et de solliciter les artisans au moment où vous en avez besoin en ayant déja décrit sommairement les travaux. On appelle ça les marchés de travaux. Il n’y a pas de maîtrise d’œuvre, ce ne sont que des marchés de travaux.

4. L’autoconstruction

L’autoconstruction peut être partielle, ou totale : tout faire soi même !

Comment choisir ?

Eh bien jetez un coup d’œil à la liste de vos priorités, que je vous conseille d’écrire sur un document, et voyez quelle configuration satisfait au mieux vos priorités.

Imaginons que dans vos priorités il y ait uniquement :

Qualité de la conception, de la mise en œuvre, des techniques et des matériaux employés

– Une maison et des matériaux les plus écologiques possible

– Des coûts le plus bas possible

Alors vous avez besoin de beaucoup de temps, d’être compétent sur énormément de sujet, de beaucoup d’aide, vous vous orientez vers l’autoconstruction totale. C’est une option quasi inexistante.

En effet, dans la réalité, la plupart des gens disposent d’un temps limité, et ne sont pas compétent sur tous les domaines de l’écoconstruction, de la conception à la réalisation. Ils vont avoir besoin d’aide extérieure.

Définissez donc bien ce que vous voulez vraiment, avant de choisir votre façon de construire.

Si les trois critères ci-dessus sont vraiment très importants pour vous, qualité, économie, écologie, alors vous allez vous orienter vers l’autoconstruction.

Mais pas l’autoconstruction “seul” ; en effet, vous allez vous faire accompagner par un professionnel pour faire les bons choix : les choix techniques, mais aussi les choix de ce que vous allez faire faire à des entreprises, et les parties faites en chantiers participatifs.

Ce qui est incontournable

Règle d’or numéro 1 : Pour une construction qualitative, impliquez-vous en amont.

Pour réaliser une construction fiable, économique et écologique, vous ne devriez pas déléguer la construction les yeux fermés, c’est une évidence.

Il ne faudrait jamais confier des milliers, des dizaines de milliers, ou des centaines de milliers d’euros à une entreprise dont vous ne connaissez que le commercial et le showroom ! Et pourtant des gens  font ça tous les jours …

Il est primordial de comprendre comment fonctionne l’entreprise, qui va piloter le chantier, s’il y a de la sous-traitance prévue ? Il vous faut plonger au cœur du fonctionnement, et visiter des chantiers précédents, et rencontrer d’anciens clients !

Cette simple démarche peut vous éviter des surprises très douloureuses financièrement, moralement, etc.

En complément, il faut être impliqué en phase de conception de manière extrêmement passionnée : il faut connaître les choix qu’on fait et si besoin se faire accompagner par un professionnel indépendant.

Ainsi les sujets importants ne seront pas “oubliés” (malencontreusement, ou pour faire des économies frauduleuses) : étude de sol, protection vis à vis des termites, garde à l’eau des pièces de bois, ventilation sous dalle, cohérence entre les perspirances des parements, étanchéité à l’eau des appuis de fenêtres, synthèse des passages de réseaux, phasage du chantier et protection de la pluie, etc etc

Et ce sera également l’occasion d’une évaluation complémentaire de l’entreprise.

Règle d’or numéro 1bis : Suivre son chantier de très près, et savoir ce qu’il faut regarder.

Ensuite, une fois le projet défini, c’est la réalisation. Là encore, pour une construction qualitative, il va falloir être présent.

Etre présent c’est bien, mais savoir quoi regarder c’est mieux. C’est pourquoi la phase précédente de conception est primordiale, vous devez connaître votre ouvrage et savoir comment il doit être réalisé.

Parfois sur le chantier, vous allez retrouver des sous-traitants que vous ne connaissez pas, dont vous n’avez aucune idée de la qualité de travail ou de la compréhension de ce qu’il y a à faire. ca peut vous faire sourire, mais c’est du vécu maintes fois, alors restez sérieux parce qu’à la fin de certaines histoires on ne rigole vraiment plus.

Nous venons de voir deux règles incontournables. Pourquoi incontournables ? Parce qu’elles sont nécessaires pour obtenir une bonne fiabilité de réalisation. Et ça, tout le monde espère l’obtenir.

Ce qui n’est pas incontournable

Dans la partie incontournable on était sur la fiabilité, la qualité de la construction.

Ensuite on a l’économie, et l’écologie du projet. Ces critères ne sont pas importants pour tout le monde. Mais si vous lisez cet article, il y a de grandes chances que ce soit le cas.

Règle n°2 : Pour une construction écologique et économique, envisagez un chantier participatif !

Certes, il faut savoir faire appel à des artisans quand vous n’avez aucun intérêt à le faire vous même. Ca peut être du terrassement, des réseaux, de l’électricité des choses qui ne vont pas vous passionner et finalement vous y passeriez un temps énorme parce qu’il y a des outils à avoir, des choses à apprendre, etc ça c’est vraiment propre à chacun.

En revanche, sur un certain nombre de choses ça va être extrêmement pertinent de le faire soi même, pour avoir accès à des techniques qui sont très chronophages, que les artisans connaissent peu, du coup vous allez pouvoir le faire vous mêmes mais vous faire aider par des bénévoles.

En effet, un inconvénient de l’industrie, c’est qu’elle met des produits polluants à disposition, lourds en consommation d’énergie par leur process, mais qui sont rapides à poser.

Or, dans les pays industrialisés, une heure de main d’œuvre coûte extrêmement cher par rapport à ce que coûte de l’énergie ou un process industriel.

Ainsi, le coût environnemental d’un polyuréthane projeté est très grand, le coût matière est très cher, mais globalement la prestation “fournie-posée” peut revenir à un prix inférieur comparé à une technique très écologique, qui pourtant fait appel à des matériaux beaucoup plus qualitatif, sain, et moins cher comme la paille, le bois, la terre etc.

La solution ? Organiser la venue de personnes intéressée pour apprendre la technique écologique, et réaliser un chantier école, ou chantier participatif. C’est un mode de fonctionnement vraiment super puisque il permet d’accéder à moindre coût à des techniques écologiques, et d’essaimer pour que d’autres à leur tour fassent la même chose.

Je parle souvent de chantier participatif parce que c’est la clef pour déverrouiller la possibilité de faire des techniques vraiment écologiques, qui prennent du temps, mais finalement quand elles sont l’objet de chantier participatif ça va vite, ça coûte pas cher et c’est convivial donc c’est vraiment une super solution !

Donc, allez voir la plateforme d’organisation de chantiers participatif twiza pour vous faire une idée du dynamisme incroyable de cette pratique, et pour recevoir d’autres conseils et retour d’expérience, recevez gratuitement mon livret pdf en bas de page, à bientôt !

N’oubliez pas :

  • Pour une bonne qualité de construction, il faut être impliqué et sélectif dans le choix des entreprises, et vous impliquez en conception. Il faut également suivre votre chantier de près.
  • Pour une construction écologique et économique, envisagez des chantiers participatifs !

Bonne journée à la prochaine !

Cédric

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